Cet été, un soir, j’ai eu tout d’un coup envie d’une robe longue à coudre. Quelques longues heures de recherches plus tard, j’achète le patron de robe lune de French Poetry. Impression, assemblage du patron et me voici en train de confectionner une toile à 2h du matin.

 

De rage en aiguille

 

Les tailles

Je proteste beaucoup contre l’industrie du textile. J’aime les coupes pin-up,  les robes patineuses mais je peine à trouver avec ma morphologie. J’aime que les lignes sous la poitrine arrivent réellement dessous et souvent ce n’est pas le cas. J’ai donc commencé par rager beaucoup contre le patron. J’ai rajouté quelques cm à cette fameuse ligne, sur les côtés pour que le vêtement m’aille. Parce que sinon je dois mixer du 48 avec du 40 et cela devient pénible. Que le patron s’arrête au 48 m’a aussi pas mal énervé. Le modèle est superbe. Vraiment. Je pense même acheter un autre de leur modèle. Mais voilà, j’ai eu aussi très envie de débuter des régimes drastiques, inefficaces et très mauvais pour ma santé. Pas merci la société.

Oups, le motif

J’ai trouvé un tissu superbe, fait de petits renards. Je l’adore. En réfléchissant, c’est le premier que j’achetais avec des motifs avec un sens. Vous la voyez venir la boulette ? Cela n’a pas loupé, une moitié superbement découpée, à l’endroit, l’autre bien à l’envers. Oups. On reparlera de patience et de volonté de faire les choses trop vite.

Tissu découpé pour la robe lune

En attendant de racheter le bon tissu…

La fermeture éclair

Bon, je m’améliore. Mais je galère toujours à poser une belle fermeture éclair en mode invisible. Je pense que mon réel problème est un manque de patience et l’envie de toute avoir fini dans la minute. Bref, rien qui ne puisse se travailler. Ici, vu que j’avais doublé le tissu, la chose est tout de suite un peu plus complexe que l’explication. Le pied adapté est une première chose que j’ai mis du temps à maitriser. J’ai même dû en racheter un pour ma vieille Singer (que j’aime beaucoup hein ! c’est ma maman qui me l’a donnée <3) mais il a ainsi l’avantage de pouvoir être placée d’un côté comme de l’autre.

 

Des modifications

Comme je l’ai écrit un peu plus haut, j’ai adapté le modèle pour qu’il m’aille parfaitement. Mais ce n’est pas tout.

 

Doublure

Le tissu choisi étant assez fin, j’ai voulu la doubler. Je me suis détestée bien sur quand j’ai dû faire les ourlets. Et les finitions de l’encolure. Si c’était à refaire je pense que j’irais acheter un tissu vert uni pour faire un biais que je mettrais sur toute l’encolure. Bon, comme je compte en coudre une à manche longue, l’expérience n’est donc pas perdue. Surtout que désormais, je sais fabriquer des mètres de biais, et le mettre en forme facilement avec mon appareil à biais. Reste à apprendre à repasser sans me bruler. On ne peut pas tout faire en une fois.

Des poches

Essentielles. Ne serait-ce qu’au boulot, où j’ai toujours des clefs, des téléphones et des badges à transporter. Et puis zut, on pourrait avoir des poches dans toutes nos robes et jupes ! Une recherche sur le net et j’ai terminé par suivre un tuto très bien expliqué pour les ajouter. Bref, je vais généraliser le process sur toutes mes futures robes ou jupes.

Cali couchée sur le tissu en attente

Mon fidèle assistant, toujours prêt à aider.

 

Pour finir

Très contente de ma robe, finalement, que j’ai portée tout l’été. Je comptais en refaire une pour l’hiver mais une grossesse s’est invitée et j’ai remis ça à l’hiver prochain. Je vais aussi pouvoir enfin tester la couture de tissus jersey. C’est la contrainte temps qui risque de me poser quelques soucis pour les années qui viennent.

Place aux photos de la robe terminée !

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