Je suis en retard. Terriblement en retard. C’était déjà les premières lignes de mon précédent article. Pour vous donner un ordre d’idée, je viens de sortir sur mon site pro, un article commencé d’écrire il a 6 mois. C’est vous dire a quel point j’ai du retard ! Ha si, je vous avais dit que je lisais des choses sur SCRUM. Cela était une bonne idée parce que j’ai passé avec succès le PSM – I. Voilà pour les victoires de ce mois de Février.

Ce mois ci, j’ai dévoré, à nouveau La Belgariade, une saga en 5 tomes de David et Leight Eddings. Le format d’article va être du coup un peu différent que d’habitude.

La Belgariade

Des années après, je me suis rendue compte que les livres que j’avais étais illustré par Marc Simonetti, l’un de mes illustrateurs fétiches.

 

C’est donc une saga de type fantasy. Ici, point d’elfes ou d’orcs comme chez Tolkien. Non, nous entrons dans un monde créé par plusieurs dieux, chacun ayant un peuple humains avec certaines caractéristiques. Certains ont appris la magie de monde, appelé le verbe et le vouloir qui a le mérite d’être bien expliqué, bien plus que ne le sont les Istari tel que Gandalf.

La saga se compose de 5 livres :

– Le pion blanc des présages

– La reine des sortilèges

-Le Gambit du magicien

-La tour des maléfices

– La fin de partie de l’enchanteur

Elle possède une suite, La Mallorée, également en 5 livres ainsi que  2 préquelles de 2 livres chacune. Une belle et grande saga de 14 romans. Dans cette premiere partie, nous suivons Garion, sa tante Pol’ et le conteur qu’il a surnommé le Vieux Loup. Ils sont à la recherche d’un objet volé et rencontrerons plusieurs compagnons au cours de leurs recherches tout en parcourant le pays en long en large et en travers si vous me permettez l’expression.

Le thème principal est clairement l’évolution de Garion, jeune adolescent au départ qui va grandir tout au long du voyage. Les débuts de roman reprennent différents écrits issu de l’univers, nous revelent souvent des choses importantes de l’histoire qui va suivre. Par exemple, nous pouvons nous douter dés le début de qui est vraiment Garion, tante Pol’ et le Vieux Loup. Ainsi, le lecteur en sait généralement plus que certains personnages. 

 

Oui mais ça vaut quoi (Attention Spoilers) ?

J’ai lu une première fois La Belgariade  entre mes 18 et 19 ans si je me souviens bien. J’avais beaucoup aimé à l’époque, si ce n’est quelques soucis dont je parlerais un peu après. La lecture est fluide et l’histoire peut être assez détaillée du fait de la longueur de la saga. Pour moi, qui dévore littéralement mes livres, c’est un point assez important. L’humour également est assez présent tout du long, il est assez léger pour me faire sourire sans être poussif (coucou Marvel) :

« -Vous me dites de ne pas chercher les ennuis et vous voudriez que je contrarie Polgara? Vous manquez de suite dans les idées, Belgarath. »

D’ailleurs, j’ai toujours beaucoup aimé les personnages de Polgara et de Belgarath. Les deux sorciers qui ont vu le monde se dérouler et son fin prêts à l’accomplissement de la la prophétie après tous les sacrifices qu’elle leur a coûté. En fait la plupart des personnages sont attachants à leur façon : Silk et son humour cachant une véritable souffrance, Barak l’ours protecteur, Mandorallen le chevalier et son langage soutenu tellement agréable à lire et tous les autres. Ils sont treize au total et chacun pourra s’enticher de l’un d’entre eux. 

Des invitations à la réflexion sont dispersées dans l’histoire sans être trop appuyées. J’aime toujours ce style lorsqu’il est assez léger pour ne pas être trop remarqué au sein d’une histoire. 

– Belgarath le sorcier a sept mille ans – peut-être même un peu plus. (Vieux Loup Solitaire)
– C’est impossible ! décréta Garion.
– Vraiment ? Et quel âge tu as, toi ?
– Neuf ans. Enfin, je vais les avoir à Erastide.
– Et en neuf ans, tu as eu le temps d’apprendre tout ce qui est possible et tout ce qui ne l’est pas ? Tu es un petit garçon remarquable, Garion.

 

Quelques Critiques

Oui, ils font le tour de la carte. Réellement. A se demander si certains détours ne sont pas des excuses pour mieux découvrir l’univers créé. Ce n’est pas dérangeant en soi car chacun des peuples possède une culture différente, selon le Dieu qui les protège. Cela permet aussi à Garion de sortir de la ferme ou il a grandi pour découvrir les bons et les mauvais coté du monde. 

Garion justement. Plus jeune je ne le supportais pas. Il est du genre assez plaintif, répétant assez souvent à quel point le monde est injuste. En le relisant aujourd’hui, j’arrive à avoir plus d’empathie pour le jeune homme, qui est sorti assez violemment de son petit univers. Cependant, il se laisse un peu porter par la prophétie sur la fin, de mon point de vue.

La prophétie justement. Elle est le fil rouge de l’histoire de La Belgariade. J’ai eu parfois l’impression que les personnages se laissaient porter par la prophétie et j’ai toujours un peu de mal avec ce genre de déterminisme. 

Dernier point négatif : les femmes. Il y en a en effet quelques unes mais toutes finissent par se définir au coté d’un homme, le mariage étant le saint graal en quelques sorte. Je sais, les livres sont sortis en France dans les années 1990. Je note qu’il y avait déjà un certain effort de fait mais on est assez loin de la plume de Marion Bradley Zimmer qui reste ma référence pour l’ancienne fantasy en terme de féminisme.  

 

Conclusion

 Une re-lecture ma foi très sympathique. Cela m’a fait beaucoup de bien de me replonger dans des romans qui dormaient sur mon étagère depuis plusieurs années. La lecture est facile et en même temps, le couple d’auteurs proposent un univers assez développé qui pourra plaire aux amateurs du genre. Les personnages sont attachants et assez variés pour plaire.  Bref, vous l’aurez compris, je recommande.

Concernant le mois de Mars, vu que nous sommes le 20, je sais déjà a peu pres ce qui pourra se trouver dans le prochain article. Ce sera donc une surprise 😀 Je vais cependant essayer d’en écrire une bonne partie avant la fin du mois. 

 

 

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