Pour être plus à l’heure que lors de mes deux précédents articles, je me suis à écrire plus tôt. Vous voyez à quel point ce fut efficace. La formation devient de plus en plus difficile et je peine à tenir le rythme que je m’impose pour garder la tête hors de l’eau. Vivement la fin de tout ça, un boulot stable me permettant de revenir à un niveau de stress un peu moins poussé. 

Les Légions de poussière de Brandon Sanderson

Dans les Iles-Unies d’Amérique, la célèbre académie Armedius forme les meilleurs rithmaticiens, des stratèges capables de créer en un coup de craie des armées de créatures prêtes à l’attaque aussi bien que des lignes de défense infranchissables. Fils d’un fabricant de craie, le jeune Joel est passionné par ce savoir. Quand des élèves disparaissent mystérieusement, il ne peut rester indifférent.

Vous souvenez vous de cet auteur ? J’avais lu Elantris en octobre dernier et j’avais beaucoup apprécié sa plume. J’ai donc acheté à nouveau un de ces livres. Ne souhaitant pas partir sur une saga je me suis contenté d’un petit one shoot. J’ai appris après lecture qu’il était destiné à un public de jeune adultes. Qu’importe, la qualité est au rendez vous. Le style est assez facile à lire, je l’ai donc dévoré en quelques heures. On suit donc Joel, un jeune garçon dont le père a disparu dans un accident il y a plusieurs années. Il souhaite par dessus tout devenir rithmaticien mais n’a pas eu la chance de faire partie des heureux élus. Ces « sorciers » se servent d’une craie pour dessiner des défenses et des créatures permettant d’attaquer ce qu’ils veulent. On touche ainsi un point que j’aime beaucoup chez cet auteur : l’originalité. Ce ne sont pas des alchimistes, pas non plus des magiciens et ce type de magie est assez inédite dans mes lectures. De plus, elle est assez poussée pour être crédible. Forcément, j’adore. 

Les personnages sont typés, et l’on évite même les vieux pièges de scénario facile que je déteste par dessus tout.

<Spoilers>

Le père ne réapparaît pas par magie en étant devenu le vilain de l’histoire, ayant une seconde chance, Joel ne devient pas rithmaticien en un claquement de doigt, au contraire, il échoue encore au test.

</Spoilers>

En réusmé, une très bonne lecture. J’en ai profité pour acheter un nouveau livre du même auteur. La critique devrait arriver d’ici quelques semaines / mois selon l’avancée de ma « pile à lire ».

 

Sorcières – La puissance invaincue des femmes de Mona Chollet

Qu’elles vendent des grimoires sur Etsy, postent des photos de leur autel orné de cristaux sur Instagram ou se rassemblent pour jeter des sorts à Donald Trump, les sorcières sont partout. Davantage encore que leurs aînées des années 1970, les féministes actuelles semblent hantées par cette figure. La sorcière est à la fois la victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable. Mais qui étaient au juste celles qui, dans l’Europe de la Renaissance, ont été accusées de sorcellerie ? Quels types de femme ces siècles de terreur ont-ils censurés, éliminés, réprimés ?
Ce livre en explore trois et examine ce qu’il en reste aujourd’hui, dans nos préjugés et nos représentations : la femme indépendante — puisque les veuves et les célibataires furent particulièrement visées ; la femme sans enfant — puisque l’époque des chasses a marqué la fin de la tolérance pour celles qui prétendaient contrôler leur fécondité ; et la femme âgée – devenue, et restée depuis, un objet d’horreur.
Enfin, il sera aussi question de la vision du monde que la traque des sorcières a servi à promouvoir, du rapport guerrier qui s’est développé alors tant à l’égard des femmes que de la nature : une double malédiction qui reste à lever.

Ce n’est un secret pour personne, je suis féministe. La sorcière est également un thème qui me parle. Pas parce que j’ai un grimoire dans mon grenier mais parce que l’idée que des milliers de femmes aient été brûlées, en grande partie parce que des hommes avaient décidé de cela, me révolte au plus profond de mon coeur.  De plus, l’idée de revenir à sa conscience profonde, à réapprendre à vivre en harmonie avec son environnement, loin d’une mondialisation qui m’écoeure de plus en plus me plait énormément.

Le livre donc. Déjà, un très bel effort de recherche. Chaque page, chaque information est sourcée et j’ai du résister à l’envie de surligner des passages entiers. Le livre est organisé en plusieurs parties : l’origine de la sorcière qui m’a révoltée pour les raisons que vous connaissez, et trois autres concernant des types de femmes accusées de sorcellerie. Aujourd’hui, ces mêmes types de femmes subissent une pression folle de la société parce qu’elles ne rentrent pas dans le cadre. Pour moi ce genre de lecture invite réellement à se déconstruire et à réfléchir d’où viennent nos préjugés et nos croyances. C’est un cadeau à se faire et une occasion de ne pas tout faire parce qu’on le fait comme ça depuis toujours, qu’on a été elevé de cette façon ou que la société agit ainsi. 

J’ai aussi aimé l’idée que certains d’entre nous jouent avec ce terme de sorcière. WITCH en anglais : Witch International Terorist Conspirancy from Hell. C’est typiquement le genre de choses qui peuvent m’amuser. Mais pas que. C’est l’occasion de se réapproprier des choses dont on a accusé des milliers de femmes, simplement pour avoir été des femmes libres (adjectif changeable, bien évidemment).

Clairement ce livre m’a fait réfléchir. Il fait partie de ceux que je vais relire, noter des lignes, des passages, des sources à aller regarder. 

 

Conclusion

Pleinement opérationnelle à nouveau en Aout, il me suffit de survivre jusque la pour voir enfin ma vie changer. D’ici la, j’essayerais de continuer cette rubrique mais rien n’est moins sur. Je préfère ne faire uaucune promesse et voir ce que cela donne. Je vous donne des nouvelles très bientôt !

Share This